mercredi 16 novembre 2016

L'assassin au chocolat


A la demande générale, voici une nouvelle recette de gâteau au chocolat. Je dois avouer que j'avais aussi très envie d'un gâteau réconfortant face au froid ; vous me servez d'alibi !

Suite à mon article de l'autre jour, j'ai eu des remarques de lectrices, disant que Cyril Lignac (dont le gâteau ici ne m'avait pas vraiment convaincue) était moche. Je m'insurge ! Chacun ses goûts, hein, mais quand même, il a du charme Cyril ! Ca compte le charme.

Bref, je vous ai écoutées, et j'ai dégoté un nouveau cuisinier, qui devrait convenir aux plus exigeantes d'entre vous : j'ai nommé Bernard.

Il vous plaît mieux ?

Perso, je n'accroche pas du tout avec son prénom et je continue à préférer Cyril (je n'aime pas les physiques trop parfaits). Mais on est là pour cuisiner et pas pour élire le plus beau pâtissier.

Je ne connaissais pas Bernard, qui a pourtant remporté le Golden Blog Awards 2010 dans la catégorie gastronomie. Désolée Bernard (en même temps ça m'étonnerait qu'il soit au courant de l'existence de mon mirifique blog, comme ça on est quittes). Je répare cette erreur en vous donnant l'adresse de son blog : http://www.lacuisinedebernard.com/ 
Si tu veux donner l'adresse de mon blog à tes lecteurs Bernard, tu peux. Je te fais de la pub, tu me fais de la pub... entre blogueurs il faut s'entraider (comment ça il a plus de 87000 personnes qui aiment sa page Facebook ? Je n'en suis pas si loin  ! (cliquez, cliquez).

Donc la recette : un gâteau au chocolat et au caramel (en plus de douceur j'avais besoin de calories - rapport au froid, toujours -). Ne vous laissez pas arrêter par le nom de cette pâtisserie : l'assassin. C'est juste un jeu de mots parce que ce gâteau est une véritable tuerie (et pour le coup, comme nom, c'était encore pire).

Voici donc les ingrédients :

  • 250 g de sucre en poudre
  • 150 g de beurre demi-sel
  • 3 gros oeufs
  • 10 g de farine
  • 150 g de chocolat noir

Mélanger les oeufs et la farine au batteur électrique pendant 5 minutes.

Mettre le sucre dans une casserole avec 60 ml d'eau, et mettre sur le feu pour faire un caramel bien ambré.

Hors du feu, ajouter le beurre en morceaux, et bien mélanger.

Verser en filet sur le mélange oeufs/farine, tout en battant à basse vitesse.
Bernard ajoute : "Cela marche très bien, il n'y a là aucune difficulté." Faux Bernard ! Ca ne marche pas bien du tout ! Moi quand j'ai versé le caramel, il a instantanément durci au contact du mélange oeufs/farine. Et j'ai eu beau augmenter la vitesse de mon batteur électrique, ça se mélangeait très mal (en plus il y avait plein de caramel durci collé sur les pales du batteur, j'en ai béni l'inventeur du lave-vaisselle).

Faire fondre le chocolat, l'incorporer dans la pâte et bien mélanger.

Chemiser un moule de 15 cm de diamètre de papier sulfurisé.
Oui, je sais, 15 cm ça parait petit. A ce stade là, on espère juste se rattraper sur le goût (je parle toujours du gâteau là).

Verser la pâte, et enfourner pour environ 50 minutes thermostat 145 °C (ou 5).

Laisser refroidir à température ambiante, et, le plus dur : laisser au frais pendant 24 h avant de démouler.

Bernard conseille de sortir le gâteau du frigo 20 minutes avant la dégustation, mais je dis stop ! On a assez attendu comme ça pour le manger !

Ca donne ça :


Essayez, c'est vraiment à tomber (et si vous trouvez comment faire pour que le caramel ne durcisse pas, je suis preneuse du truc).

Quant à moi, je vais aller faire un tour un peu plus approfondi sur le blog de Bernard, qui m'a l'air très appétissant (le blog, pas Bernard ! Je vous ai déjà dit, moi c'est Cyril. Et le Hibou bien sûr ! )



samedi 12 novembre 2016

Muscles à gogo (partie 2)



Pour celles et ceux qui n'ont pas lu la première partie de mon aventure au pays du sport (oui, pour moi ça en est, et intensif, même), c'est là.

Après la musculation, le meilleur semblait m'attendre. Jugez plutôt :

Engageant, non ?

Mais avant d'atteindre l'eau à 34 °C, il me fallait d'abord passer par les vestiaires. Vous connaissez mon amour de la piscine et des corps à moitié nus (un petit rappel ici). Mais au moins, l'avantage dans une piscine publique, c'est qu'il y a des cabines pour se changer. Parce que j'ai découvert avec stupéfaction qu'au pays du sport on n'a que faire de l'intimité (quelle notion petite bourgeoise ! ). Les vestiaires sont donc collectifs !

J'ai eu de la chance. Il n'y avait personne avec moi. Ce qui ne m'a pas empêchée de m'enfermer à double tour dans les toilettes (miraculeusement individuelles) pour me changer. C'était plus ou moins pratique car s'il y avait une petite tablette au-dessus du WC (utile pour poser ses vêtements), celui-ci n'avait pas de couvercle (je suis tellement maladroite que j'ai eu de la chance qu'une de mes chaussettes ne se noie pas). 

Enfin en maillot de bain, j'ai pu prendre ma " douche obligatoire avec savon ". Comment ils savent qu'on utilise bien du savon ? Ils viennent vérifier après ? Bref, je crois que c'était le meilleur moment. Une douche hyper chaude sans culpabiliser (vu le prix de l'eau). Ensuite, je suis allée rejoindre le bassin.

Surprise : je n'étais pas toute seule. Dans l'eau se trouvaient déjà trois messieurs, qui ont été très intéressés par mon arrivée en maillot. De mon côté, j'avais l'impression de comprendre enfin ce que ressentent les candidates de miss France. J'ai évité de leur sourire (il allait bien falloir qu'ils ressortent un jour), et je suis rapidement rentrée dans l'eau jusqu'au cou (ouf).

Et puis le kiné est arrivé, et a indiqué à chacun les exercices à faire. J'en étais à calculer qu'à quatre personnes par séance, il devait avoir un joli salaire en fin de mois, quand il s'est adressé à moi : " Madame la Chouette, vous pouvez vous assoir sur la banquette, et souffler en levant les bras. " Comment ça lever les bras ? Je suis vraiment obligée ? Parce que si je me suis bien épilée les jambes, je ne suis plus très sûre de mes aisselles...

Heureusement, on passe tous vite à un autre exercice. " Monsieur Letatoué, vous allez au jacuzzi, Monsieur Vieuxbeau, vous montez les marches, et Monsieur Costaud, vous allez au vélo. " Au vélo ? Vous savez ou il était le vélo ? Dans la piscine ! De l'aquabike, ça s'appelle. Encore une preuve que je ne comprendrai jamais les sportifs.

" Madame La Chouette, vous vous installez au jet massant. "
Bien, ça n'a pas l'air trop compliqué. Ca serait même très agréable...
" Non, Madame La Chouette ! Dans l'autre sens ! C'est dos au jet que vous devez être ! "
Ah, dommage... Je commençais pourtant à bien me relaxer...

Ensuite j'ai pu aller au jacuzzi. C'était plutôt sympa, même si je trouvais le temps long. Et puis le kiné a dit : " Madame La Chouette, vous pouvez sortir. Attention en sortant du jacuzzi, il y a une m... " 
Ah, ah, ah. Une marche. Rester digne quand on a failli boire la tasse. Et ressortir du bassin toujours en mode miss France (les messieurs sortiront plus tard, il faut le temps qu'ils se remettent).

Re-douche (je n'ai jamais été aussi propre), re-WC pour se rhabiller, joie des chaussettes mouillées à cause du sol humide des vestiaires, et j'ai enfin pu aller acheter mes éclairs à la Chartreuse (ils font des millefeuilles aussi).

Pour tout vous avouer, je n'y suis pas retournée. Le lendemain, j'avais le dos en miettes et mal comme je n'avais pas eu depuis des mois. Là, j'essaie de remonter à la surface (hi, hi, hi, je suis trop forte en jeux de mots).

Quand je dis que le sport, ça ne me vaut rien !



mercredi 9 novembre 2016

Frileuse ? Moi ?

 
Il a neigé. Pas beaucoup d'accord, mais quand même, " on sent le froid ", comme on dit par chez nous...

Je suis frileuse. Il y a déjà un moment que j'ai ressorti mes chaussettes douillettes pour la nuit (c'est mon côté vieille dame, avec les réveils nocturnes pour aller faire pipi). 

La classe...

D'ailleurs hier soir à l'arrêt du bus scolaire, j'étais frigorifiée. J'ai attendu cinq minutes, récupéré les Minis-Chouettes et écourté les bavardages avec les autres mamans, à la grande joie de Petite Chouette, qui trouve que je suis " toujours " en train de bavarder.

A peine arrivée dans la maison, je me suis mise à claquer des dents (le choc thermique, sans doute). Grande Chouette à commencé à hurler de rire devant ce spectacle accablant, tandis que Petite Chouette est charitablement allée me chercher deux couvertures polaires dans le salon. J'ai mis un moment à me réchauffer, bottes aux pieds et couvertures sur le dos, face à mon écran. Parce que pour faire rire les Minis-Chouettes, j'avais mis une vidéo de feu de cheminée sur l'ordinateur (oui, des fois, je cherche).

Elles ont bien rigolé ! Quand je pense que dans nos moments de désespoir face à l'incivisme des français, on imagine régulièrement aller s'installer au Québec... (pas pour le temps, pour les gens). Vu notre piètre niveau d'anglais, et ma phobie du froid, il y a peu de chance.

Quoique que grâce au réchauffement climatique, il y a peut-être un espoir...



samedi 5 novembre 2016

Aux donneurs de leçons...

 

Il y a un truc que j'ai de plus en plus de mal à supporter, ce sont les conseils des donneurs de leçons.

Ca va du " Ne cours pas, tu vas tomber " dit à un enfant ( ??? jamais compris, cette phrase idiote, et pourquoi pas " Ne respires pas, tu vas inhaler des microbes " ? ) aux commentaires plus ou moins bien intentionnés sur, en vrac, mon métier, mon conjoint, la façon dont j'élève mes enfants ou le moment de la journée ou je dois manger telle ou telle chose (si, si).

J'arrive à un moment de ma vie où j'ai juste envie qu'on me fiche la paix. Où j'apprécie les gens avec qui je peux parler, voire même me confier sans que cela débouche sur des jugements. Parce que j'ai fini par comprendre que chacun agit comme il peut, en fonction de paramètres qui échappent totalement aux autres (et parfois au principal intéressé d'ailleurs).

J'en ai fait un petit texte pour l'invitation à écrire du festival du livre près de chez moi. Je le partage avec vous en avant-première, sans oublier de remercier chaleureusement la personne qui me l'a inspiré (non, je déconne ! ).



Le conseil


" Bonjour Mamie. "

" Bonjour ma petite-fille. Tu as un air bien pensif aujourd'hui... "

" Pfff, entre les soucis des enfants, les questions de mes élèves et les problèmes de mes copines, je ne sais plus ou donner de la tête... J'essaie de les épauler, je les conseille, et j'ai l'impression que ça ne fait qu'empirer les choses ! "

" Parce que tu penses que c'est ce qu'ils attendent de toi quand ils se confient ? "

" Et bien oui ! Sinon, pourquoi viendraient-ils me parler ? "

La vieille dame esquissa un petit sourire.

" Je vais te révéler un secret. J'ai mis le temps, mais j'ai fini par comprendre : les gens parlent pour s'entendre eux-même... Les conseiller, leur asséner des jugements et des sentences ne fait que les blesser et les éloigner de toi. Tu penses les aider ? Tu veux rire ! On se comprend si peu soi-même ! De quel droit te prévaloir d'avoir un avis sur les sentiments, les envies, les actions d'un autre que toi ? Tes enfants ne sont pas toi. Ton mari n'est pas toi. Tes amis te font la confiance de te livrer un peu de leur vie ? Accueille leur parole. Ils trouveront eux-mêmes leur chemin. Avec ce qu'ils sont : leur passé, leur personnalité, leurs peurs, leurs espoirs... Ne les déstabilise pas par des opinions qui ne les concernent pas. Tu n'as pas leur solution. Ne te targue pas de cette supériorité. Tu ne sais rien des autres. Ecouter est le meilleur soin que tu peux leur prodiguer. Si tu renonces à être une sauveuse, tu deviendras une facilitatrice. Et c'est déjà tellement..."

La jeune femme resta songeuse un long moment, puis elle leva un regard espiègle vers sa grand-mère.

" Et là, ça n'est pas un conseil que tu viens de me donner ? "

" Alors ça sera le seul ! " répondit l'aïeule. Et elles éclatèrent d'un grand rire complice.





mercredi 2 novembre 2016

Muscles à gogo (partie 1)

 
En début d'année scolaire, pleine de bonnes résolutions (et d'une bonne dose d'inconscience), j'ai décidé de me mettre à l'aquagym. J'ai tenu un cours, à l'issue duquel le moniteur (qui avait du adapter tous les exercices à l'état de mon dos) m'a conseillé de plutôt commencer par faire des séances de balnéothérapie. J'ai donc demandé à mon médecin de m'en prescrire en plus des séances de kiné Mézières (qui, si elles ressemblent à des séances de torture, ont l'avantage de sembler efficaces).

Après quelques péripéties pour trouver un kiné qui ait un créneau disponible, j'ai fini par avoir une place à 20 kilomètres de chez moi.

La séance d'évaluation s'est bien passée, à ceci près qu'il m'a dit à peu près le contraire de mon autre kiné. A savoir : il est très important de faire du sport (ce que contredit ma kiné Mézières, qui voit beaucoup de patients qui se sont fait mal... en faisant du sport). Il a trouvé que je n'avais pas le dos très musclé, et a donc prévu de la remusculation en plus de la balnéothérapie. Soit... J'étais tellement contente d'avoir trouvé une place que sur le moment, je n'ai pas bien compris ce que ça voulait dire...

J'ai été mise dans l'ambiance dès le jeudi suivant. La remusculation, c'est ça : des exercices sur appareils de musculation (personnellement, j'appelle ça des engins de torture).

Beurk, beurk, beurk

Il m'a montré les exercices à faire, m'a fait installer sur un appareil, et m'a dit " A vous, madame La Chouette ! " d'un ton enthousiaste. J'ai fait le même mouvement que lui. Enfin, j'ai essayé...  En vain.

" Ben, pourtant, il n'y a que 30 kilos ! " a-t-il dit en se grattant la tête. " Bon, ben je mets à 10 kilos ". Il m'a fallut réunir toutes mes forces pour arriver à faire bouger les poids (qui peuvent aller de 10 kg à 90 kg, mouahaha ! ). Je ne vous parle même pas de l'appareil qui est à l'étage (regardez bien la photo, vous voyez le sol ? Fait en une sorte de grillage à trous ? Vous savez qui commence à avoir le vertige debout sur une chaise ? )

J'ai consciencieusement fait les exercices. Et j'y suis retournée lundi, beaucoup, beaucoup moins joyeuse que la première fois.

Je me suis installée sur un appareil, et j'ai commencé à travailler (au fait, vous saviez que le mot " travail " vient du latin " tripalium ", qui signifie " torture" ? ), quand le kiné est arrivé. 

" Alors, madame la Chouette, ça va aujourd'hui ? " 

" Oui, oui, je m'éclate là... " ai-je répondu en grimaçant. Il m'a regardée d'un air bizarre (peu de gens comprennent mon humour). 

" Hum, vous avez eu des courbatures après la première séance ? " Ah, ben si, il a de l'humour ! Des courbatures, j'en ai même eu pendant !

Il m'a laissé travailler (tripalium, souvenez-vous) trente minutes, pendant lesquelles j'ai pu profiter de l'ambiance très spéciale d'une salle de sport.

Cet endroit, c'est un peu la fête aux cinq sens !

- l'odorat : c'est ce qui saute aux yeux (enfin, au nez) tout de suite. L'air ambiant est un combo d'effluves de transpiration et d'odeurs de pieds. Ce qui permet de bien penser à souffler sur l'effort (au moins pendant ce temps là, on n'inhale pas).

- l'ouïe : on fait de la muscu en musique. Lundi, on a eu Herbert Léonard et Image à la suite. Trop top ! Le tout réhaussé de bruits de halètements dignes d'un vieux porno (il y a des gens qui viennent uniquement pour faire de la gonflette).

- la vue : deux dames de 70 ans, deux messieurs de mon âge (non, je ne le dirai pas) et un gros musclé, le tout dans un décor digne d'un donjon de film X (et non, je ne suis pas obsédée).

- le toucher : à part les muscles du malabar, je ne trouve rien à tâter. Et les muscles, je n'aime pas.

- le goût : enfin un truc sympa. Parce qu'en m'arrêtant pour acheter le pain après le kiné, j'ai découvert une boulangerie qui fait des éclairs à la Chartreuse !

Rien que des plantes !

Je hais le sport. Ce n'est pas que je n'ai pas essayé. Mais je n'arrive pas à comprendre quel plaisir on peut prendre à se faire du mal. Ce qu'on peut trouver d'agréable à transpirer, être essoufflée, avoir des courbatures ? Sauf si on est masochiste. Si des lectrices amatrices de sport peuvent m'apporter leur témoignage ? Ca m'intrigue cette histoire.

Mais en sortant, je me sentais plutôt pas mal. J'avais l'impression de mieux respirer, voire de planer un peu.

Le sport ou l'éclair à la Chartreuse ? 

Mystère...

à suivre...


samedi 29 octobre 2016

La culotte



Vous vous souvenez des péripéties culottes des Minis-Chouettes ? (c'est là).
Vous vous souvenez que je disais qu'un jour, ce serait peut-être mon tour ? 
Et bien ce jour est arrivé...

Non pas que j'ai oublié de mettre une culotte. Je suis tellement frileuse qu'il y a peu de risques que ça arrive (quoi que...).

J'ai fait pire.

Hier matin, d'humeur joyeuse, j'ai pioché dans mon tiroir une ravissante culotte rose fuschia en dentelle. Il n'y avait pas d'occasion spéciale, juste le plaisir d'assortir mes dessous à mon humeur. Je ne sais pas vous, mais moi je garde mes jolies culottes pour les grandes occasions. Quand vous me croisez au quotidien, je porte en général une vieille culotte noire confortable.

J'étais donc heureuse malgré le froid ambiant. Je suis allée à La Poste, acheter le pain, passée déposer des clés en mairie. Et puis je suis allée à mon rendez-vous kiné. Je suis arrivée pile à l'heure (j'étais assez fière de moi). Le kiné m'a fait entrer dans son cabinet, m'a dit de me préparer, et est ressorti. J'ai quitté mon pull, ouvert la fermeture éclair de mon jean et c'est là que je l'ai vue. Ma culotte. Rose fuschia. En dentelle. Mais à quoi je pensais ce matin ? Je le savais bien que j'avais ce rendez-vous ! Je vous arrête tout de suite : non, ça n'est pas un acte manqué ! Mon kiné est une femme de 65 ans, pas du tout mon type.

Voilà, voilà...

Oh punaise ! J'en avais des sueurs froides. J'ai réfléchi à toute allure : je n'avais pas le temps de repasser à la maison, j'étais déjà chez la kiné. Je ne pouvais pas la cacher avec mon tee-shirt, il allait falloir l'enlever. Non, il n'y avait pas d'autre solution, j'allais devoir faire ma séance dans cette tenue. J'ai vérifié dans le miroir en pied, en croisant les doigts, en vain : la dentelle était vraiment, mais vraiment transparente.

Je ne vous dit pas la honte ! Je n'avais qu'une peur, c'est que la kiné, qui ne mâche pas ses mots et partage volontiers ses opinions, me fasse une remarque.

Alors j'ai passé la séance à parler pour essayer de détourner son attention. Allongée sur le dos jambes en grenouille, ça n'était pas gagné (au cas où vous ne visualiseriez pas bien, jambes en grenouilles c'est jambes écartées et pliées avec les plantes des pieds l'une contre l'autre. So sex.)

Un grand moment de solitude...

J'appréhende déjà la prochaine séance. Parce que ce que je ne vous ai pas dit, c'est que la fois précédente, en baissant mon jean, je m'étais rendue compte que j'avais mis ma culotte (la vieille noire) à l'envers. Coutures à l'extérieur. Et que j'avais passé toute la séance à prier pour que la kiné ne le remarque pas.

Là tout de suite, je songe sérieusement à hiberner jusqu'au printemps ...


mercredi 26 octobre 2016

Le gâteau d'anniversaire


Ca fait longtemps qu'on n'a pas parlé recette de cuisine, non ?

Je profite de l'anniversaire du Hibou pour vous proposer une recette de gâteau au chocolat (forcément).

C'est une recette de Cyril Lignac. L'inconvénient, avec Cyril (oui, je l'appelle par son prénom), c'est que ses recettes sont parfois difficiles à comprendre. Non pas à cause de son accent (qui rappelle les vacances et le chant des cigales). Non pas à cause de son débit de parole. Non. A cause du fait qu'il est très difficile de se concentrer sur ce qu'il fait quand on le regarde plus lui que les ingrédients (je n'ai bizarrement pas ce problème avec Mercotte).

Appétissant...

Bref, j'ai préféré vous mettre la recette par écrit (pour celles qui veulent des images, il y a l'émission " Le meilleur pâtissier " tous les mercredis soirs sur M6).


Gâteau chocolat mascarpone de Cyril Lignac

Temps de préparation : 15 minutes
Temps de cuisson : 25 minutes
Recette pour 6 personnes (mouah, ah, ah ! )

Ingrédients :

  •  200 g de chocolat noir à pâtisser
  •   75 g de sucre glace tamisé
  •   40 g de farine
  •   250 g de mascarpone
  •   4 œufs 

  • Pour le glaçage :
  •   100 g de chocolat noir à pâtisser
  •   50 g de beurre

1. Préchauffez le four à th. 6/ 180 °C. Chemisez un plat à four rectangulaire de papier sulfurisé. Cassez le chocolat en petits morceaux dans une casserole, ajoutez 4 cuillerées à soupe d’eau et faites fondre à feu doux en remuant jusqu’à obtention d’une pâte lisse.

2.Versez le chocolat dans un saladier, ajoutez le mascarpone et mélangez en fouettant. Incorporez le sucre glace, les œufs entiers un par un, et la farine. Versez la pâte dans le plat. Enfournez pour 25 minutes.

3. Préparez le glaçage 10 minutes avant la fin de la cuisson du gâteau : dans une casserole, faites fondre à feu doux le chocolat cassé en morceaux avec le beurre coupé en lamelles. Mélangez jusqu’à obtenir une crème homogène.

4. Versez le glaçage sur le gâteau et laissez durcir avant de démouler. Servez froid.

J'ai toujours du mal avec la présentation...

Alors là où je ne suis pas d'accord avec Cyril, c'est sur le dernier point. Parce que comment on démoule un gâteau qui a déjà un glaçage ? Je vous conseille donc de démouler le gâteau froid et de faire le glaçage après, si vous voulez éviter la crise de nerfs (oui, parce que j'ai bêtement suivi les conseils du chef la première fois que j'ai fait ce gâteau).

Je vous parle du goût ? D'après le Hibou, " C'est très bon", ce qui en langage chouette se traduirait par " Ouahou ! C'est à tomber ! " 
 
Sauf que non, ça n'est pas si top que ça. On l'a mangé le jour même, et il avait la consistance d'une mousse au chocolat. Ce qui peut paraître intéressant, mais qui m'a semblé un peu bizarre. J'aime mieux quand ça fond en bouche. Le lendemain, cette consistance s'était bien atténuée. Mais Petite Chouette a refusé d'en remanger (ce qui n'arrive Jamais). 
 
Alors je vous laisse essayer chez vous (ou pas), sachant que sur ce coup là, Monsieur Lignac ne m'a pas convaincue.

Voilà ce que c'est, de se laisser aller à rêvasser devant une nouvelle recette, faussement pleine de promesses et de nouveauté... Finalement, on se rend compte que rien ne vaut sa bonne vieille recette testée, peaufinée, et approuvée depuis des années... 

Le Hibou, viens voir, j'ai des choses à te dire...