samedi 10 décembre 2016

Haut les plumes !


Vous savez pourquoi ce sont TOUJOURS les femmes qui se lèvent le matin quand les enfants se réveillent ? Parce que oui, il y a une raison. Scientifique. Irréfutable.

Vous êtes mère célibataire ? Vous êtes un couple de femmes ? Vous ne pouvez pas comprendre (je me demande d'ailleurs comment s'organisent les couples d'hommes).

Sachez que le matin, il y a une vérité universelle et inébranlable (mouahaha, le jeu de mots pourri ! ).

L'explication en images (ou pas, vous faites ce que vous voulez avec votre imagination ! ).


" Mamaaaan ! Mamaannn ! C'est Petite Chouette, je suis réveillée ! "

Moi : " Hein ? C'est déjà l'heure de se lever ? "

Le Hibou : " Mfffppphh..."

Moi (des années d'expérience en langage hibou) : " Ben si, il est déjà sept heures ! "

Lui : "Mhhhppfff  pffhhhfff ! "

Moi : " Je sais bien, mais il y a école aujourd'hui. "

Lui : " Bon, ben je te laisse te lever. Moi je ne peux pas, j'ai les plumes toutes ébouriffées. Je vais effrayer les Minis-Chouettes. "

Moi : " Hein ? C'est quoi cette excuse ? Moi aussi j'ai le plumage décoiffé. Il suffit de te donner un coup de peigne. "

Lui : " Non, mais je ne parle pas de ces plumes là... "

Moi (soudain très réveillée) : " Tu parles de quoi alors ? Attends, de... ? Fais-voir... Ah ben oui dis donc, elles sont drôlement hérissées ces plumes là ! C'est dommage qu'il faille se lever. En même temps je n'entends plus Petite Chouette... Refais voir... Hum... "

" Mamaaaan ! " (forcément, souvenez-vous ici).

Lui : " Désolé, mais avec tes frôlements d'aile, il va falloir que j'attende encore plus longtemps pour me lever ! "

Il paraît que ce problème disparait avec l'âge. Que quand les oisillons ont quitté le nid, les mâles se réveillent avec le plumage tout lisse...

Vous pensez la même chose que moi ? Et oui ! C'est une astuce de la Nature pour que les hommes puissent traîner dix minutes de plus au lit le matin !

Et on parle d'égalité !



mercredi 7 décembre 2016

Les cauchemars



Il y a des jours où on bugge en temps que parents. Des fois où on se demande pourquoi on a fait ou dit un truc énorme. Un exemple ?

Hier soir, juste après avoir raconté son histoire à Petite Chouette, je lui ai souhaité bonne nuit.

" Fais de beaux rêves... Pas comme hier, ou tu t'es réveillée parce que tu avais fait un cauchemar. Tu te souviens de quoi tu avais rêvé ? " (Non mais pourquoi je lui parle de ça juste avant qu'elle s'endorme ? Des fois, je ne me comprends pas moi-même). D'autant que ça lui arrive rarement ; la dernière fois, c'était il y a plusieurs mois (ici).

" Et toi Maman, tu en fais des fois des cauchemars ? "

" Oh, parfois. J'en ai justement fait un horrible avant-hier. " (Tais-toi, mais tais-toi ! )

" Et c'était quoi ? "

Je devais être très fatiguée. Je n'ai pas eu le courage de lui mentir, et je lui ai raconté. Elle n'a pas eu l'air perturbé, et s'est couchée gentiment.

Je suis ensuite allée raconter son histoire à Grande Chouette, qui avait un scoop à m'annoncer : " Papa vient de me raconter un cauchemar qu'il a fait ! " (Ah, lui aussi ? On est vraiment au top comme parents ce soir ! )

" C'est marrant, je viens justement de raconter un de mes cauchemars à ta soeur... " (Lynchez-moi...). Et c'était quoi le cauchemar de Papa ? "

" Il a rêvé qu'il se faisait manger par une vache. " (Ah, ben je comprends mieux pourquoi il ne me raconte jamais ses rêves...)

So dangerous...

" Houlà, c'est bizarre comme rêve ! "

" Et toi c'était quoi le cauchemar que tu as raconté à Petite Chouette ? "

" Non, mais c'était horrible, je ne vais pas t'en parler. "

" S'il te plaît, s'il te plaît... "

" Bon, d'accord. " (Si je peux faire la même connerie deux fois de suite...). " La nuit dernière, j'ai rêvé que je rencontrais une classe de maternelle de l'école de ta soeur. Ils étaient en promenade à la campagne, et je voyais que la maîtresse leur montrait comment jeter quelque chose. "

" Et c'était quoi ? "

" Des chatons. La maîtresse leur montrait comment les jeter dans le pré d'à-côté."

" Les pauvres petits chats... " commence à sangloter ma grande sensible.

" Non, mais ils allaient bien ! (En vrai, c'était horrible, il y en a un qui était mort). " Et c'est pour t'expliquer que c'était juste un cauchemar. Quand je me suis réveillée j'étais soulagée que ce soit juste un mauvais rêve. " (Tu veux rire, je n'étais pas bien du tout).

J'ai quitté sa chambre en lui souhaitant de faire de beaux rêves (mouahah ! ).

Et bien elles ont super bien dormi toutes les deux ! 

Soit on a eu de la chance, soit nos enfants ont un seuil de tolérance à la connerie particulièrement élevé. Tant mieux. C'est le genre de chose qui sert toute une vie !




samedi 3 décembre 2016

Lettre au Père Noël



Cher Père Noël,

Je suis bien embêtée. Alors que les préparatifs de Noël devraient être synonymes d'effervescence et de joie, voilà que Grande Chouette nous fait une déprime.

La cause : toi. 

Il n'a pas l'air bien gai non plus...

Et oui : " Noël ne sera plus jamais pareil puisque je sais que le Père Noël n'existe pas."

Résister à ma première impulsion qui serait de lui dire : " Ben, fallait pas poser la question alors ! Surtout à 6 ans ! "

Essayer de la consoler, en lui disant " Mais moi, j'y crois encore au Père Noël, même si je sais qu'il n'existe pas " (ça n'a pas eu l'air de beaucoup l'aider).

Se dire qu'on n'aurait peut-être pas du lui faire croire à cette jolie histoire. On a hésité (pas longtemps) entre faire profiter les Minis-Chouettes de la magie de l'enfance et ne pas leur mentir. En même temps c'est tellement chouette, l'histoire du Père Noël. 
C'est juste une métaphore de l'amour inconditionnel (voilà pourquoi j'y crois encore).

Réaliser qu'être parent c'est se poser mille questions avant de faire des choix. Qui ne seront peut-être pas les bons. Et que nos enfants n'en seront pas traumatisés pour autant.

La preuve ? Ce matin, Grande Chouette m'a dit : "Il serait peut-être temps qu'on envoie notre lettre au Père Noël ? "

La magie de Noël !!!!

 

mercredi 30 novembre 2016

La désolidarité



On parle beaucoup de solidarité.

Trop peu de désolidarité.

Je sais, le terme n'existe pas, mais je ne trouve pas d'autre mot. Je ne parle pas d'indépendance, d'individualisme... Je parle du moment où on passe du " Ah, bon tu es sûre de toi ? " au " Stop ". Stop je ne te suis plus. Tu es ma mère, ma soeur, mon amie, mais là, je ne peux plus.

C'est ton frère qui décide de repartir vivre dans votre village d'origine.

" Là où vit ton ancien pote Lourdaud ? Mais il t'a toujours détesté ! "
" C'était mon ami d'enfance, je me suis peut-être fait des idées, on ne peut pas se vouloir du mal, entre amis... "
" Et la fois où il a coupé les câbles de frein de ton vélo ? "


C'est ton mec qui t'annonce qu'il va repostuler dans l'entreprise qui l'a viré.

" C'est une blague là ? Tu dis ça pour me faire marcher ? "
" Ben écoute, ça fait six mois que je suis au chômage, il faut bien gagner du fric. "
" Oui mais pas là-bas ! Tu te souviens pourquoi ils t'ont viré ? Tu as fait un burn-out ! Une dépression à force de te faire exploiter et mépriser ! "


C'est ta copine qui te dit : " Tu vas me prendre pour une folle, mais j'ai décidé de me remettre avec Grobeauf. "

" Grobeauf ? On parle bien du même ? Celui que tu as quitté il y a un an quand il a finit par te casser le nez à force de te tabasser ??? "
" Oui, mais tu sais, j'ai du mal, juste avec mon salaire. Et puis, je crois que c'était un peu ma faute, il m'a toujours dit que je n'étais pas facile à vivre... "


La désolidarité c'est l'élan vital qui te fait dire " Stop, je ne peux plus " (juste après le moment où tu as envie de te remettre à fumer ou de siffler une bouteille de vin).

Ca n'est pas de l'égoïsme, c'est de la survie.

Stop. Tu es mon frère, mon mec, mon amie, mais là je ne peux plus te suivre. Parce que je te t'aime, et qu'à cause de ça je ne supporterai pas de te voir à nouveau passer par les mêmes souffrances, celles dont tu as mis des mois à te remettre.

Tu veux y retourner ? Tout seul alors. 



samedi 26 novembre 2016

Les envahisseurs


Ca vous est sûrement déjà arrivé. Une invasion de petits personnages terrifiants, munis de deux jambes et deux bras, en général surmontés d'une bouche ouverte laissant échapper un flot de décibels hallucinant. 

Les envahisseurs. 

Des neveux, des voisins, des copains de classe... Des petits monstres mal élevés qui saccagent tout chez vous en un rien de temps.
Il suffit d'un seul parfois.

Alors non, heureusement, ça n'est pas la majorité. Souvent, les enfants qui viennent chez nous sont normaux. Voire très bien élevés, comme les petits voisins d'origine maghrébine (coucou Marine ! ) qui sont parfois venus à la descente du bus. Sages comme des images, polis et discrets (ça fait mal, hein Marine ? )

Mais parfois...

Je me souviens d'une petite brunette qui avait trouvé " très z'amusant " de grimper sur la rampe d'escalier pour descendre plus vite de l'étage. D'une grande blondinette qui, en visitant la maison, s'était cachée dans le placard de notre chambre (cassée, la porte du placard). De deux zigotos qui sautaient sur le canapé-lit, qui a perdu deux lattes dans la bataille (quoique, ça nous est déjà arrivé dans notre jeune temps, avec le Hibou... Souvenir, souvenir...). D'une petite tornade qui a ouvert tous les placards et est ressortie de la maison en courant avec une tablette de chocolat (mais nourrissez vos enfants ! )

Tu vas descendre de là !!!

Ne comptez pas sur moi pour vous donner des noms. Vous ne saurez même pas si votre enfant fait partie des exemples que je viens de citer. Un indice : si vous êtes déjà venus chez nous mais qu'on ne vous a plus jamais laissés entrer après, ça devrait vous mettre la puce à l'oreille...

Je rassure ma soeur, rapport au fait que ma nièce a dormi à la maison hier soir : cet article n'est pas un message caché. Grande Ponette ne fait définitivement pas partie de cette catégorie d'enfants. Même si ce matin, en ouvrant la porte de la chambre de Grande Chouette où elles avaient passé la nuit, je me suis écriée :

" Mais qu'est-ce-qu'il s'est passé ici ? Qu'est-ce que vous avez fait ? "

" C'est Grande Ponette, maman " s'est exclamée Grande Chouette " elle a voulu ranger ma chambre ! "

" Mais qu'est-ce-qui t'a pris Grande Ponette ? Ca t'arrive souvent ce genre de choses ? Tu as de la fièvre peut-être ? "

Elle n'avait pas de fièvre. La chambre de Grande Chouette n'avait jamais été aussi bien rangée.

On est d'accord avec le Hibou : elle peut revenir passer la nuit à la maison. Toutes les semaines si elle veut. La prochaine fois, on la fera dormir dans la chambre de Petite Chouette. Des fois que ça lui reprenne !


mercredi 23 novembre 2016

Ca tourne pas rond !


Ce matin, je me suis encore fait klaxonner dans un carrefour giratoire.

Par un individu qui était sur la voie du milieu, alors que j'étais sur celle de droite, et qu'il voulait sortir au même endroit que moi.

Il m'a klaxonnée, donc. Parce que j'étais sortie avant lui. Je me suis arrêtée, et j'ai écouté ses récriminations. 

" Tu as pas vu le panneau ? "

Le panneau ? Quel panneau ? (Je pense qu'il parlait du cédez-le-passage à l'entrée du rond-point). Sauf que je ne venais pas de rentrer dans le rond-point en lui grillant la priorité. On s'y est engagés en même temps, mais lui s'est mis à gauche alors que je suis restée sur la droite.
" Tu as pas vu que j'étais à gauche ? "

Ah, si, là j'ai bien vu ! Par contre votre visage ne me dit rien (rapport au " tu " ).
Il y a toujours un moment ou je me demande si je connais la personne, et si je dois donc lui faire un grand sourire, ou si je dois utiliser une des expressions de ma grand-mère : " Eh, oh, on n'a pas gardé les cochons ensemble ! " (en l'occurrence, je n'ai jamais gardé de cochons. Des chèvres, oui, mais pas de cochons.)

Donc ce jeune homme était à gauche, ce qui selon lui lui donnait la priorité pour sortir d'un rond-point.

" Révisez le code de la route ! " lui ai-je conseillé (je doute fortement qu'il le fasse, dommage).

Krungy, une marque déposée du Hibou (je vous en parlerai un jour)

En rentrant à la maison, j'ai à nouveau consulté les règles de priorité dans un carrefour giratoire. C'est moi qui avais raison (je le savais). 

Je vous les remets, ça vous évitera une prise de bec avec moi (ou une autre psycho-rigide du code de la route) la prochaine fois qu'on sera sur la route au même endroit :

- quand on entre dans un carrefour giratoire, on soit céder la priorité à ceux déjà engagés (priorité à gauche, donc... ).

- on peut se mettre sur la voie du milieu si on compte sortir dans la deuxième partie du carrefour. Mais ça n'est pas une obligation, seulement une possibilité, on peut aussi rester sur la voie de droite.

- celui qui change de file n'est pas prioritaire, et tout changement de voie doit être signalé par l'usage des clignotants (beaucoup de voitures n'ont plus l'option, à priori).

- si l'on est sur la voie du milieu et qu'on veut sortir, on se rabat sur la voie de droite avant sa sortie, en cédant le passage aux usagers qui y sont déjà (qu'est-ce-que je disais ! )

Voilà, j'espère que c'est plus clair. 

En même temps, l'année dernière, je m'étais déjà fait klaxonner au même rond-point.
Dans la même configuration. Par une auto-école. Je m'étais fait incendier par le moniteur :

" Vous vous êtes mise à droite pour tourner à droite !!! "

" Euh, ben oui, ça me semblait logique ! "

Alors forcément, tout s'explique : si on apprend aux gens à conduire comme ça...

  
PS : merci à ma petite soeur pour le titre de l'article ;)

samedi 19 novembre 2016

Nous n'avons pas les mêmes valeurs !



Vous avez remarqué comme de génération en génération, nous n'avons pas forcément les mêmes valeurs ?

Devant son assiette, ma grand-mère maternelle, par exemple, n'était pas comme moi une adepte du " Je garde le meilleur pour la fin ". Vous me direz, elle avait connu la guerre, c'était peut-être pour ça. Mais je partageais avec ma grand-mère paternelle le sens extrême de la prévoyance. Elle avait dans sa cave tout un tas de vieilles conserves (" Au cas où "). J'ai dans la mienne de quoi tenir plusieurs semaines ( " On ne sait jamais ").

En fait, si ça se trouve, ça ne dépend pas de l'âge ? C'est peut-être une question de personnalité ? 

On n'est pas dans le caca alors !

Oui, parce que Petite Chouette a depuis quelque temps une vision toute personnelle du week-end...

Pour nous, et pour tout un tas de gens sensés, le samedi et le dimanche matin sont des moments où on peut enfin dormir sans être réveillés en sursaut par la sonnerie du réveil. Mais Petite Chouette n'est pas de cet avis. Elle se réveille régulièrement en pleine forme de bonne heure.

Et tout ça pour quoi ? Pour jouer ! Mais elle a toute la journée pour jouer, elle n'a pas école !
On a finit par établir un tour de garde avec le Hibou afin de pouvoir dormir au moins un jour sur deux. Ce qui nous permet de comparer nos pourcentages de chance (Petite Chouette s'amusant parfois à se réveiller plus tard que prévu).

Ce matin encore, j'ai été tirée d'un rêve en sursaut par des " Mamaannnn ! " (si quelqu'un peut m'expliquer pourquoi les enfants ne crient jamais " Papaaaaaaa ! " en se réveillant ? ). 

J'ai tendrement secoué le Hibou (c'était son tour). 

Il a grommelé un " Hein ? Qu'est-ce-qui se passe ? "

" C'est Petite Chouette qui appelle. " (Pourquoi il n'y a que moi qui l'entend ??? ) 

" Tu es sûre ? " (l'optimisme masculin...)

" Ah ben oui ! Et elle va réveiller sa soeur là ! " 

Le Hibou a soupiré (bien essayé), s'est tourné sur le côté et s'est exclamé : " Ah non, il est 6 heures ! "


Personnellement, je n'avais aucune idée de l'heure, mon radio-réveil ayant rendu l'âme depuis que le Hibou l'a éteint un peu énergiquement. Je savais seulement qu'il était beaucoup trop tôt, et que c'était mon tour de dormir.

J'ai quand même profité de l'occasion pour aller faire une pause pipi. Je passais discrètement devant la chambre de Petite Chouette, quand je me suis arrêtée net. 
Je suis entrée dans la chambre, et j'ai demandé au Hibou : 

" On est samedi ? "

" Ben oui je crois. " (En même temps, la question est idiote. Si on est debout à 6 heures du matin, c'est que c'est le week-end. La semaine, Petite Chouette dort très bien le matin.)

" Zuuuuut ! Je n'ai pas fait mon article pour le blog ! "

" Ah et bien tu vois ! J'ai bien fait de te réveiller ! " a sussuré Petite Chouette.

" Ouais, c'est ça. Merci Petite Chouette. "

Et c'est qui qui est retourné se coucher ? C'est le Hibou...