lundi 31 août 2026

La rentrée

 

Chouette étonnée

Demain c'est la rentrée ! 

Quoi déjà ? Vous aussi vous avez la nette sensation que nous venons de débuter le mois d'aout ? Et bien non, apparement il est déjà terminé. 

Le Hibou dessine (quelle surprise ! ) et prépare une expo pour le début de l'année prochaine. Je me renseigne pour faire du bénévolat. Grande Chouette a obtenu l'accord de l'Université pour faire une année de césure. Et Petite Chouette entre au Lycée (encore un mystère temporel).

L'entrée de Grande Chouette à la Fac l'an dernier, avec studio sur le campus, nous avait déjà transportés dans une nouvelle dimension (cette enfant est adulte, elle peut survivre seule). 

Celle de Petite Chouette au Lycée l'inscrit officiellement dans la catégorie des adolescents. 

Alors on espère qu'elle restera malgré tout aussi adorable. Non, elle ne va pas se mettre à nous bouder, à nous trouver " gênants " et à soupirer en levant les yeux au ciel quand on lui parle. Hein ?

Rassurez-moi. 

Parce que voilà le livre que je viens de trouver sur sa table de chevet :

Livre "Allez tous vous faire foutre"

J'ai peur.


lundi 24 août 2026

La coiffeuse

Chouette heureuse

Petite Chouette est allée chez la coiffeuse pour la première fois !

Alors oui, elle a 14 ans. Et non, elle n'avait pas la chevelure de Raiponce.

Depuis toujours, je joue les coiffeuses. Pour le Hibou et les Minis-Chouettes (qui a dit " multi-tâches " ? ). Avec un certain succès d'ailleurs. 

Je me souviens que quand Grande Chouette avait 4 ans, plusieurs mamans de l'école l'avaient complimentée sur sa coiffure et m'avaient demandé le nom de sa coiffeuse. On avait eu de la chance sur ce coup là d'ailleurs. La séance de coupe avait été particulièrement mouvementée, Grande Chouette ne tenant pas en place sur sa chaise et agitant son corps et sa tête pour esquiver mes coups de ciseaux. Mais le résultat était très joli. Bon, un peu plus court que prévu, mais joli. 

Grande Chouette est allée une seule fois chez la coiffeuse, à 8 ans, pour faire une frange. Elle n'a jamais voulu y retourner. A sa décharge, la coiffeuse (c'était une stagiaire) avait absolument tenu à lui faire une raie au milieu pour pouvoir couper la frange (sinon " ce n'est pas possible ", je cite. Spoiler : bien sur que c'est possible ! ) et Grande Chouette ayant une implantation de frange sur le côté, il avait fallu que je repasse derrière la coiffeuse une fois à la maison pour rectifier tout ça. Je m'occupe donc des coupes et couleurs de Grande Chouette (dans la limite de mes capacités, hein, j'ai parfois tremblé pour les couleurs). 

Petite Chouette me parlant depuis plus d'un an de dégradé, de coupe shaggy et de frange rideau, photos à l'appui, je lui ai fortement conseillé d'envisager de recourir aux services d'un professionnel. Elle ne voulait pas. Elle me disait " Je n'ai confiance qu'en toi ". C'est mignon (inconscient, mais mignon). Je pense que ce qui l'a fait changer d'avis, c'est la dernière fois que je lui ai coupé les cheveux en tentant donc de faire cette fameuse frange rideau. Apparement (le souvenir est un peu flou tant j'était stressée), je n'arrêtais pas de grommeler des phrases telles que " mais qu'est-ce-que j'ai fait ? ", " oh punaise, mais pourquoi j'ai coupé là ? ", et autres " ça va être horrible ". L'enfant a donc commencé à chercher un coiffeur digne de ce nom. Ca a pris des mois. Il faut dire qu'elle avait une idée bien précise en tête. Elle a trouvé le coiffeur idéal. Effectivement, les transformations qu'il fait sont très chouettes. Il a son salon... à Londres. Comment dire ? Be realistic Petite Chouette ! (oui, je suis assez fière de mon anglais). Au bout de moultes nouvelles recherches elle a fini par trouver un salon de coiffure à 20 km de chez nous. 

Après pas mal de stress, elle est allée se faire couper les cheveux ! Soyons honnêtes, jamais je n'aurais réussi à sortir une telle coupe (à base de dégradé et de frange rideau donc). C'était au début de l'été, elle était contente. Deux mois plus tard, elle trouve que sa coupe " ne ressemble plus à celle au sortir du salon " (les cheveux ont poussé peut-être ? ). 

Ce matin elle m'a dit : 

- " Ne fait pas attention aux petits bouts de cheveux qui restent dans le lavabo... ".

-  " Hein ? Comment ça ? "

- " Ma frange était trop longue, je l'ai coupée. "

Ca va. C'est joli. 

Mais je crois que j'ai engendré une mini-coiffeuse autodidacte !



samedi 22 août 2026

Râpé !

Chouette consternée

Le Hibou et moi sommes en froid. Depuis hier midi. Pour une sombre histoire de carottes râpées. Vous me direz : " C'est un prétexte, il doit y avoir une autre raison. " Soit. Il n'empêche que l'origine de notre dispute tient dans quelques légumes. Ou plutôt dans leur mode de râpage. Je vous laisse juge :

Carottes râpées gros
Voilà comment elles ont été râpées



Attention, seconde image...


Carottes râpées fin
Et voilà comment elles auraient dû l'être

Alors je vous l'accorde, la différence est subtile. 

Mais cette petite entrée de crudités a enclenché un flot de reproches de part et d'autre à base de " C'est pas moi qui ai rangé le râpe-légumes ", " Pourquoi tu n'as pas vérifié que c'était la bonne grille ? ", " Et tu me fais toujours des reproches ", " Quoi, mais ça va encore être de ma faute ? " et autres joyeusetés. 

Nous ne nous sommes donc pas parlé depuis plus de 24 heures, je ne sais pas si le Hibou est toujours en vie (je ne l'ai pas vu aujourd'hui), et les carottes... Ben oui, me direz-vous, ces carottes, elles étaient bonnes malgré tout ?

Et bien je ne sais pas. Elles attendent dans le frigo que quelqu'un veuille bien les goûter. 

Qu'on ne vienne pas me dire que les carottes rendent aimables ! 

Quoique peut-être, si on les avait mangées...

mercredi 19 août 2026

Et avec ça ?

Chouette furieuse

Aujourd'hui, petit passage à la pharmacie pour me réapprovisionner en médicament. Chouette, il y a peu de voitures sur le parking, ça devrait aller vite. Effectivement, au guichet, un très jeune pharmacien termine de servir une cliente. C'est à moi !

Je demande mon médicament. Il me fait répéter le nom. Trois fois. Soit c'est moi qui ne sait plus articuler, soit c'est lui qui entend mal, soit... il ne sait pas de quoi je parle. Ca commence bien ! Je lui désigne donc le dit médicament, qui trône sur l'étagère juste derrière lui. Voilà, il ne me reste plus qu'à payer. Ah non.

Mû par un élan de professionnalisme, le très (trop ?) jeune pharmacien se met à m'interroger : " Vous connaissez la posologie ? "

- " Oui, oui, j'ai l'habitude. "

" Mais, dites-moi, ça fait longtemps que vous avez besoin de ce médicament ? " 

- " Eh bien, oui, un certain temps.... Mais j'ai vu une médecin spécialiste, elle m'a dit que tout allait bien et qu'il n'y avait pas besoin de faire plus d'examens. "

- " J'ai l'impression que maintenant, ils ne font plus les explorations complémentaires tout de suite ", me sussurre-t-il. "Ils attendent que les symptômes s'aggravent..."

Hein ? Quoi ? Mais ça ne va pas de me dire des choses pareilles ? Ca ne se voit pas que je suis un peu hypocondriaque ? (bon d'accord, pas " un peu ", beaucoup serait plus juste). Apparement, ça ne se devine pas car il continue :

- " Et elle ne vous a pas prescrit de traitement de fond ? C'est bizarre quand même... "

Je bafouille : " Alors si, mais ça n'avait aucune efficacité. "

- " Ah bon ? Ca c'est étrange... "

Mais par pitié faites-le taire ! Il n'a pas idée du cataclysme qu'il est en train de déclencher ! Ca va se finir en journées à étudier le moindre micro-symptome, en nuits passées à éplucher les sites médicaux et à remettre en cause les compétences de tous les médecins que j'ai pu voir.

Tout ça pour un médicament en libre accès, que je prends maximum deux fois par mois !

J'inspire, j'expire, et je murmure : " Rajoutez-moi donc un médicament homéopathique contre l'angoisse... "


lundi 17 août 2026

Allo ?

Chouette consternée

Hier soir, en pleine balade de fin de journée (oui, parce qu'on se promène tous les jours, c'est une très bonne habitude pour rester en bonne santé), on s'est dit que ça faisait un moment qu'on n'avait pas eu de nouvelles de Grande Chouette.

- " Et si on lui téléphonait ? " ai-je proposé avec enthousiasme.

Aussitôt rentrés à la maison, nous nous sommes installés sur la terrasse, pour un appel familial. Le haut-parleur est activé, nous allons tous pouvoir échanger avec notre fille / soeur qui commence à nous manquer.

Le téléphone sonne. C'est un peu long. Ah, enfin ! Elle décroche !

- " Coucou Grande Chouette, c'est nous ! On appelle pour prendre de tes nouvelles. Comment vas-tu ? "

- " Très drôle ! " marmonne-t-elle au bout du fil. Et on est coupés. Enfin je pense qu'on est coupés. Elle ne nous aurait pas raccroché au nez ?

On s'interroge du regard... quand soudain du bruit retentit dans les escaliers et Grande Chouette arrive légèrement agaçée sur la terrasse : " Mais pourquoi vous téléphonez ? "

Ah oui, c'est vrai. Grande Chouette n'est pas dans son logement universitaire, ni en stage. Elle est en vacances. Dans sa chambre. Avec son téléphone et son ordinateur.

Et si vous avez une idée de comment on peut avoir de ses nouvelles, on est preneurs !

samedi 15 août 2026

Ma meilleure amie

Chouette triste

Il y a des interrogations qui durent des années.

Dans l'un de mes anciens boulots, j'avais de chouettes collègues. Et Nina. Un vrai coup de foudre amical. On se retrouvait avec joie le matin, on discutait après le travail, on parlait de nos maris, de nos enfants, on refaisait le monde, on écrivait, on se motivait, on se confiait, on était inséparables. 

Quand j'ai été en arrêt maladie pendant plusieurs mois, je n'ai plus eu de nouvelles de Nina. Et puis j'ai changé de travail sans la revoir. Pendant des années, je me suis demandée ce que j'avais pu faire (ou ne pas faire), j'ai échafaudé des hypothèses (et si quelqu'un jaloux de notre amitié lui avait raconté des horreurs ?) et je suis restée avec une sensation de malaise. Parce qu'on n'efface pas une amitié pareille en quelques jours. 

Une fois, je lui avais même dit : " C'est exactement comme ça que j'imagine une relation entre soeurs ". Après coup, je me suis dit que c'était peut-être cette confidence qui avait été de trop. On est pudique dans sa culture.

Deux fleurs

Cette interrogation m'a accompagnée pendant plusieurs années. J'avais besoin de comprendre.

Et puis j'ai revu Nina par hasard. Au détour d'un rayon de supermarché. Elle était heureuse de me voir, on a papoté, on s'est promis de se revoir, et ça m'a fait un bien fou. Elle ne m'en voulait pas ! Pendant toutes ces années je m'étais culpabilisée et elle me souriait, me parlait comme si on s'était vues la veille. 

Cette rencontre m'a enlevé un poids énorme. On s'est revues une fois. J'espérais qu'on redeviendrait amies comme autrefois mais elle ne m'a pas recontactée (et moi je ne sais pas bien comment faire ce genre de chose).

C'est au début de l'année suivante que tout s'est éclairé. Nina m'a envoyé un message photo pour me souhaiter une bonne année. Sur le cliché, un portrait d'elle, souriante, à côté... d'une femme. 

Et là j'ai compris. Qu'il y a des années, je l'avais blessée. Sans le vouloir. Que le " Tu es comme une soeur pour moi " que j'avais prononcé comme un compliment ultime, avait dû avoir pour elle la violence d'une balle. 

Je n'avais pas réalisé. Je suis désolée, même si ça n'aurait rien changé. Je me souviens (oui, j'ai eu une vie sentimentale pourrie avant de rencontrer le Hibou) combien l'amour à sens unique peut faire mal. 

Je serai toujours là pour Nina, avec mon amitié intacte. Mais je comprends qu'elle reste éloignée si ça ne lui suffit pas.

Alors, de loin, je lui souhaite une vie aussi belle que son âme. 

Montagnes enneigées



mercredi 12 août 2026

Le caillou

Chouette heureuse

Je vous ai dit que j'avais fait du tri dans le grenier de mes parents ? Parce qu'apparemment il y avait plein de cartons à moi là-bas. Ca m'étonne... 

Trois heures de poussière plus tard, il apparait effectivement que la grande majorité des affaires entreposées étaient les miennes (mais j'ai aussi trouvé un tableau et deux livres de partitions pour saxophone qui appartiennent à l'une de mes soeurs. Comme quoi il n'y a pas que moi qui laisse trainer des choses pendant des années. Et toc ! )

J'ai retrouvé des vieux chéquiers, des feuilles de cours, plein de vêtements des Minis-Chouettes petites (oui je vais les donner, non je ne suis pas nostalgique).... et cette pépite...

Caillou moche peint

J'ai un coté artiste. Depuis toute petite, je cherche à dessiner, peindre... sans véritablement obtenir de satisfaction. Parce qu'entre ce que j'ai en tête et ce qui sort sur le papier, il y a, comment dire ? Un gouffre. J'ai pris des cours de dessin, un temps. Et puis j'ai rencontré le Hibou. Ca m'a freiné net. Jamais je n'arriverai à l'ongle du doigt de pied de la cheville de mon artiste de mari.

Donc ce magnifique caillou peint à la main, qui représente mon père (si, si), à votre avis je l'ai peint quand ? A 5 ans ? A 8 ans ? Non. J'avais 15 ans. Les Minis-Chouettes ont bien rit devant mon oeuvre. Quant au Hibou, il a trouvé ça " artistique " (vous comprenez pourquoi je l'aime ? ).

Je vais continuer à écrire. Je crois que c'est plus prometteur !